Sommaire
    Retrouvez sur cette page toutes les offres d'emplois proposées dans les projets du PEPR Risques (IRiMa).
    Conférence scientifique
    4 chaires de recherche pour renforcer les activités transversales du PEPR Risques (IRiMA).

    Thèses

    Offre détaillée ici.

     

    Cette thèse s'attaque à l'un des défis majeurs de la gestion des risques en montagne : comment comprendre, représenter et anticiper des aléas naturels qui ne surviennent jamais de façon isolée ?

    Les milieux montagneux sont le théâtre d'une grande diversité de phénomènes hydrogravitaires — glissements de terrain, coulées boueuses, laves torrentielles, chutes de blocs, ruissellement érosif — qui interagissent, se combinent et s'enchaînent en cascade. Sous l'effet du changement climatique, ces processus deviennent plus fréquents, plus intenses et plus imprévisibles. La tempête Alex (2020) en est une illustration récente et tragique : dans les vallées des Alpes du Sud, l'événement a déclenché simultanément inondations, glissements de terrain et laves torrentielles, dépassant largement les scénarios anticipés par les outils de gestion des risques existants.

    Cette thèse vise à combler un manque méthodologique central : les aléas sont encore trop souvent analysés en silos, alors que c'est précisément leur combinaison qui produit les situations les plus critiques. Elle contribue au WP2 du projet COCHAIR, dédié aux analyses multirisques.

    Le poste

    Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières, Orléans) et l'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE, Grenoble) recrutent conjointement un·e doctorant·e pour une durée de 36 mois. Le ou la candidat·e sera accueilli·e au sein de l'équipe « Risques Instabilités Gravitaires » du BRGM et de l'équipe ECRINS de l'IGE, spécialisée dans les risques gravitaires et la cryosphère en montagne. La thèse s'effectuera au sein de l'École Doctorale STEP (Université Grenoble Alpes).

    Sujet de thèse

    L'objectif central est de développer une méthodologie d'analyse et de représentation des processus hydrogravitaires complexes, pour mieux caractériser les situations multialéas dans un contexte climatique non-stationnaire. La recherche s'articulera autour de trois axes :

    • Identification et modélisation qualitative des situations multialéas représentatives : constitution d'un historique événementiel long sur le bassin de Barcelonnette (vallée de l'Ubaye), analyse des enchaînements, concomitances et effets en cascade, et élaboration de modèles conceptuels (graphes spatio-temporels, graphes causaux) pour représenter le fonctionnement du système et ses évolutions.
    • Développement d'un modèle quantitatif holistique : construction d'un modèle intégré s'appuyant sur des statistiques de valeurs extrêmes en contexte non-stationnaire, permettant de simuler l'évolution du système multialéas sur la période 1958-2100 en intégrant les incertitudes climatiques (scénarios socio-économiques, modèles GCM-RCM).
    • Analyse spatialisée approfondie de situations multialéas critiques : modélisation mécanistique ou mécano-probabiliste de cas récurrents (transformation d'un glissement en lave torrentielle, amplification du ruissellement après incendie, déstabilisation de versant lors d'une crue), confrontation aux données réelles (LiDAR, photogrammétrie, archives hydrologiques), et développement d'une cartographie dynamique multialéas exploitable pour la gestion des territoires.
    Site d'étude

    Les développements méthodologiques seront prioritairement appliqués au bassin de Barcelonnette (moyenne Ubaye, Alpes du Sud), archétype de territoire montagnard exposé à une grande diversité d'aléas hydrogravitaires et disposant d'un corpus de données existant important. Un second site aux caractéristiques complémentaires pourra être défini au cours de la thèse. Des synergies sont prévues avec les projets IRIMONT (PEPR Risques), VIGIMONT (ANR) et CAMURI (INRAE).

    Encadrement

    La thèse sera dirigée par Gilles Grandjean (BRGM) et Nicolas Eckert (IGE/INRAE). Une équipe d'encadrement élargie, réunissant des membres des deux entités, accompagnera le ou la doctorant·e tout au long de ses travaux : S. Bernardie, Y. Thiery, C. Levy (BRGM) ; F. Giacona, G. Chambon (IGE).

    Profil recherché

    Formation en géosciences, sciences de l'environnement, génie civil ou domaine connexe (Master ou diplôme d'ingénieur). Des compétences en modélisation numérique, statistiques, analyse spatiale (SIG) et traitement de données géophysiques seront appréciées. Intérêt marqué pour les risques naturels en milieu montagneux, goût du travail interdisciplinaire et capacité à évoluer entre deux environnements de recherche complémentaires.

    Comment candidater ?

    Date limite de candidature : 31 mai 2026.

    Envoyer un CV actualisé et une lettre de motivation à : g.grandjean@brgm.fr & nicolas.eckert@inrae.fr 

    Offre détaillée ici.

     

    Le 16 juin 2023, un séisme de magnitude 4.8 à 4.9 a frappé la Charente-Maritime, entre les villages de La Laigne et de Cram-Chaban. Sa faible profondeur a engendré une forte intensité épicentrale, occasionnant des dégâts importants sur le bâti patrimonial local. Si plusieurs bâtiments ont ensuite été renforcés, les niveaux de performance visés par ces interventions ne sont pas toujours documentés — notamment en termes d'accélération de référence ou de niveau de sûreté atteint. Cette thèse propose de répondre à ces lacunes en développant une méthodologie rigoureuse de renforcement et de reconstruction post-sismique du bâti ancien.

    Sujet de thèse

    Le travail s'articulera autour de trois axes :

    • En premier lieu, un inventaire systématique des dommages et des méthodes de renforcement déployées après le séisme de La Laigne sera réalisé, à partir des arrêtés de péril, des données recueillies auprès des bureaux d'études techniques et de l'association des sinistrés.
    • Dans un second temps, les bâtiments les plus représentatifs identifiés serviront de base au développement d'un jumeau numérique : un modèle de bâtiment en maçonnerie permettant de reproduire les endommagements observés (fissures, inclinaisons, ruptures), en mobilisant des codes de calcul avancés tels que TREMURI, OPENSEES, 3DEC ou LMGC90. Le comportement des structures sera évalué à l'aide de courbes de capacité et d'analyses dynamiques sous séisme.
    • Enfin, sur la base de ces modélisations, des méthodes de renforcement adaptées au bâti ancien seront proposées, en s'appuyant sur les normes EUROCODE 8 et en tenant compte des spécificités architecturales locales, en lien étroit avec le BRGM et le CAUE 17.
    Encadrement

    Olivier Millet et Rachid Cherif (LaSIE – UMR CNRS 7356, La Rochelle Université), et Caterina Negulescu (BRGM).

    Profil recherché

    Ingénieur·e ou titulaire d'un Master 2 en calcul des structures ou génie civil option structure, mécanique, matériaux, physique ou mathématiques appliquées. Des compétences en modélisation et calcul par éléments finis sont souhaitées.

    Comment candidater ?

    Date limite de candidature : 30 mai 2026.

    Merci d'adresser votre dossier (CV, lettre de motivation, relevés de notes de Licence et de Master) aux contacts suivants :

    olivier.millet@univ-lr.fr ;  rachid.cherif@univ-lr.fr ; C.Negulescu@brgm.fr 

    La partie sud du glissement de Morne Calebasse à Fort-de-France
    Risques et sociétés à l’ère des changements environnementaux globaux : enjeux, savoirs et politiques.

    Thèse

    Offre détaillée ici

     

    La poly-catastrophe de Fukushima a marqué un tournant : l'enchaînement d'un tremblement de terre, d'un tsunami et d'un accident nucléaire majeur a révélé les limites d'une gestion sectorisée des risques, lorsque ceux-ci peuvent s'imbriquer et s'entraîner mutuellement. Depuis lors, les sciences du risque ont largement adopté une vision systémique des multi-risques — cherchant à les catégoriser, les modéliser et les simuler pour mieux préparer les infrastructures aux ruptures majeures. Le dérèglement climatique, conçu comme un méta-risque engendrant de multiples aléas et vulnérabilités, contribue encore à renforcer cette approche.

    Sujet de thèse

    Cette thèse prend pour objet la modélisation des multirisques, et la place de ces savoirs dans la construction d’un gouvernement des infrastructures à risque. Mobilisant science and technology studies, sociologie du risque et des catastrophes et sociologie politique de la modélisation et de la prédiction, la thèse abordera un ensemble de questions que posent les savoirs de gouvernement des multi-risques : quelles communautés prennent en charge ces enjeux de modélisation, et quelles relations entretiennent-elles avec des gestionnaires d’infrastructure et les publics affectés? Quels risques et systèmes sont pris pour objets, quelles hypothèses et quels scénarios sont formulés, avec quelle(s) incertitude(s) et ignorance(s) ? Comment les modélisateurs, leurs données, modèles et scénarios, équipent et cadrent-ils la gestion des infrastructures, ou la font évoluer le cas échéant ? 

    Différents systèmes techniques pourront être pris pour objet, ou étudiés de manière croisée ou comparée (infrastructures énergétiques, de transport, de production alimentaire…), à partir de tout ou partie de cette problématique.

    Encadrement

    La thèse sera réalisée au sein du LISIS, sous la direction de David Demortain, directeur de recherche à INRAE.

    Profil recherché

    Les candidat·es doivent être titulaires d'un Master 2 en sociologie, avec des connaissances en sociologie des sciences et des techniques (science and technology studies), sociologie des organisations et de l'action publique, et/ou sociologie des risques et des catastrophes.

    Comment candidater ?

    Date limite de candidature : 28 mai 2026.

    Merci de transmettre à david.demortain@inrae.fr les éléments suivants : lettre de motivation, curriculum vitae, exemple de production académique (mémoire ou article) et lettre(s) de recommandation.

    Démarrage de la thèse début octobre 2026.

    Suivi de la Dune du Pilat par l'Observatoire de la Côte Aquitaine (2019).
    Vers une meilleure compréhension des risques littoraux pour préparer la société face aux changements globaux.

    Thèse

    Cette thèse s'inscrit au cœur d'une question centrale pour l'avenir de nos littoraux : comment les populations font-elles le choix de rester, de partir, ou de s'installer dans des territoires exposés aux risques d'érosion et de submersion marine ?

    Les zones côtières françaises sont soumises à des aléas d'une intensité croissante sous l'effet du changement climatique, tout en continuant d'attirer de nombreuses populations. Cette tension entre attractivité et vulnérabilité appelle à mieux comprendre les mécanismes économiques et sociaux qui gouvernent la mobilité résidentielle en zone littorale — condition nécessaire pour concevoir des stratégies d'adaptation efficaces et socialement justes.

    Le poste

    L'unité ETTIS (INRAE) recrute un·e doctorant·e pour une durée de 36 mois, à compter du 1er octobre 2026. La thèse sera codirigée par Jeanne Dachary-Bernard (INRAE ETTIS / BxSE, Université de Bordeaux) et Katrin Erdlenbruch (INRAE-CEEM, Montpellier), et s'inscrira dans le double cadre des projets IRICOT (PEPR Risques) et CORALI (PSGAR Nouvelle-Aquitaine).

    Sujet de thèse

    Cette thèse en microéconomie explorera les mécanismes par lesquels les risques côtiers impactent la mobilité résidentielle et, plus largement, la structuration socioéconomique des territoires littoraux. Elle articulera trois grandes questions :

    • Quels sont les principaux facteurs de la mobilité résidentielle sur les territoires littoraux en France métropolitaine ? Une modélisation microéconométrique permettra d'identifier les déterminants économiques, sociaux, spatiaux et perceptuels des déplacements, notamment via la méthode des prix hédoniques et des ventes répétées.
    • Quelles sont les temporalités de ces mobilités ? La recherche combinera données immobilières (DV3F, fichiers fonciers) et données d'enquête pour une lecture à la fois rétrospective et prospective des comportements résidentiels, sur des horizons pouvant atteindre 20 ans.
    • Quels impacts en termes d'inégalités et de ségrégation socio-spatiales ? Il s'agira d'analyser dans quelle mesure les déplacements de population déplacent, réduisent ou créent des inégalités, et d'alimenter ainsi les réflexions sur la justice sociale dans les stratégies de recomposition territoriale.

    Le ou la doctorant·e mobilisera des outils économétriques avancés (double différence, modèles hédoniques, discrete choice modelling) et pourra déployer une enquête originale par expériences de choix selon le déroulement de la recherche.

    Encadrement

    La thèse sera codirigée par Jeanne Dachary-Bernard, chercheuse en économie de l'environnement à INRAE ETTIS et chercheure associée à BxSE (Université de Bordeaux), et Katrin Erdlenbruch, directrice de recherche en économie de l'environnement à INRAE-CEEM (Montpellier). Un comité de suivi de thèse sera constitué pour accompagner le bon déroulement de la recherche.

    Profil recherché

    M2 en économie (ou équivalent). Compétences en statistiques et économétrie, maîtrise de logiciels de traitement de données (R, Stata). Des compétences en analyse spatiale et en outils SIG seront appréciées. Intérêt marqué pour les enjeux d'adaptation au changement climatique, autonomie, qualités relationnelles et excellentes capacités de rédaction en français et en anglais scientifique.

    Comment candidater ?

    Date limite de candidature : 30 mai 2026

    Envoyer un CV et une lettre de motivation à : jeanne.dachary-bernard@inrae.fr

    Présélection et auditions avant le 10 juillet 2026. Réponses définitives envoyées au plus tard fin juillet 2026.

    Lien vers l'offre détaillée sur le site INRAE Jobs.

    Post-doctorat

    Ce post-doctorat s'attaque à un défi majeur de l'adaptation littorale : comment inciter les habitants des zones exposées à l'érosion et à la submersion marine à modifier leurs comportements résidentiels ?

    Le littoral français est confronté à des aléas croissants sous l'effet du changement climatique, tout en restant très attractif pour de nombreuses populations. Cette attractivité persistante pèse sur les marchés fonciers et immobiliers, creuse les inégalités sociales et environnementales, et complexifie la mise en œuvre de stratégies d'adaptation. Le mécanisme assurantiel CatNat, bien qu'essentiel, peine à lui seul à orienter les comportements individuels vers une réduction de l'exposition au risque.

    Ce post-doctorat propose de concevoir et tester des dispositifs incitatifs originaux — articulant assurance et foncier — pour favoriser la mobilité résidentielle hors des zones à risque.

    Le poste

    Le laboratoire Bordeaux Sciences Économiques (BxSE – Université de Bordeaux / CNRS / INRAE) recrute un·e chercheur·se post-doctoral·e pour une durée de 15 mois (prolongation possible). La prise de poste est ouverte dès maintenant. Le ou la post-doctorant·e travaillera au sein d'un collectif de 14 partenaires spécialistes de la dynamique littorale, réunissant sciences de l'environnement (physique, géologie, mécanique des fluides) et sciences humaines et sociales (histoire, économie, géographie).

    Travaux de recherche

    La recherche s'articulera autour de deux axes complémentaires :

    • Modélisation des décisions individuelles en matière de logement : mieux comprendre les interactions entre marchés du logement et inégalités, selon le type d'assurance et les efforts de prévention disponibles. Il s'agira notamment d'étudier la propension des actuels habitants à se relocaliser, et de modéliser les choix de futurs résidents potentiels face à différents scénarios de couverture assurantielle.
    • Conception d'une incitation hybride entre solidarité publique et assurance financière privée : imaginer des dispositifs contractuels inédits, multi-attributs, permettant de moduler couverture et primes en fonction des revenus, du type de résidence, de la date d'acquisition, et de la disponibilité d'un relogement adéquat.

    Les sujets précis pourront être adaptés aux compétences du ou de la candidat·e retenu·e. Ils relèvent de l'économie du risque et de l'incertitude, de la théorie des incitations, de l'économie expérimentale et de l'économie urbaine.

    Encadrement

    La recherche sera supervisée par Cécile Aubert, Professeure en sciences économiques à l'Université de Bordeaux (BxSE), et Jeanne Dachary-Bernard, chercheuse en économie de l'environnement à INRAE (UR ETTIS).

    Profil recherché

    Doctorat en Économie. Compétences avérées en modélisations théoriques (théorie des incitations, théorie de la décision en incertitude, aléa moral, anti-sélection) et en études empiriques (évaluation des préférences, choice experiments, discrete choice modelling). Autonomie, esprit d'analyse et de synthèse, appétence pour le travail interdisciplinaire et excellentes capacités rédactionnelles.

    Comment candidater ?

    CV, lettre de motivation (2 pages max), liste de publications, lettre(s) de recommandation et coordonnées des précédents superviseurs à envoyer à : job-ref-qmqx71hn5v@emploi.beetween.com

    Lien vers l'offre détaillée sur le site de l'Université de Bordeaux.