Ces projets sont lauréats de l'appel à projets 2024, comprenant deux thématiques prioritaires :
Continuum données–modèles–décision :
La multiplicité des données d'observation (observation de la Terre, géophysique, réseaux de surveillance, capteurs citoyens…) appelle de nouvelles stratégies de traitement, d'analyse et d'intégration dans des modèles phénoménologiques, statistiques ou numériques. La manière dont ces chaînes de traitement sont formalisées influe directement sur l'aide à la décision, en particulier en situation de crise : incertitudes, diversité des échelles spatio-temporelles, interdépendances entre observables et pluralité des utilisateurs sont autant de composantes à maîtriser pour garantir la qualité des cartes et indicateurs mobilisés. La connaissance du risque peut être approfondie par l'exploitation de chroniques historiques, par des approches expérimentales, des moyens d'observation ou la modélisation numérique des processus — depuis les aléas eux-mêmes jusqu'aux impacts sur les enjeux exposés et à la vulnérabilité sociale et économique des territoires. Changements d'échelle, contextes non stationnaires, quantification des incertitudes, hybridation entre modèles physiques et intelligence artificielle ou recours aux jumeaux numériques figurent parmi les questions clés.
Adaptation aux changements globaux :
L'évolution climatique et la densification des enjeux exposent nos sociétés à des risques croissants, d'origine climatique comme tellurique, qu'il faut anticiper à l'aide de scénarios d'exposition complexes intégrant phénomènes multiples, trajectoires climatiques et dynamiques socio-économiques, à des échéances allant jusqu'à 2120. Ces trajectoires doivent nourrir de nouvelles propositions de politiques publiques — prévention, réduction durable du risque, gestion de crise, adaptation — en métropole comme en outre-mer, des milieux naturels aux contextes industriels. Pour être opérationnelle, cette adaptation exige des stratégies multi-acteurs (scientifiques, autorités, acteurs privés, citoyens) fondées sur le partage d'information et la décision collective, où les sciences du risque déploient pleinement leur dimension multidisciplinaire et intégratrice.